Devenir maman pourrait vieillir de 11 ans l’âge biologique d’une femme

Nous savons que l’arrivée d’un enfant change beaucoup de choses dans la vie d’un couple, et surtout d’une femme, mais d’après des recherches publiées dans une prestigieuse revue scientifique, il y a aussi un changement qui se produit au niveau cellulaire : donner naissance à des enfants serait quelque chose qui accélérerait de onze ans le processus de vieillissement de l’ADN d’une mère. Les hypothèses que les chercheurs en sont venus à formuler suite à cette découverte comportent cependant un véritable rebondissement.
11 ans plus vieille après un enfant ? Peut-être, mais pas pour toutes….

Selon une étude de l’Université George Mason sur un échantillon de deux mille femmes âgées de vingt à quarante ans, celles ayant eu un enfant avaient des télomères plus courts que celles sans enfant.
Les télomères sont de petites parties d’ADN à l’extrémité de chaque chromosome, dont on ne sait pas encore tout, mais qui sont impliqués dans la détermination de la durée de vie d’une cellule ; une réduction de leur longueur est associée à une série de maladies chroniques et à une espérance de vie plus faible. Dans le cas de l’étude menée par l’équipe du Dr Anna Z. Pollack, les femmes avec enfants présentaient, en moyenne, des télomères plus courts de 4,2 %, une donnée qui restait fiable quels que soient l’âge, le poids et le milieu socio-économique.

Ce qui est vraiment intéressant, cependant, c’est que ces résultats semblent contraster ouvertement ceux d’une autre étude similaire, réalisée sur un échantillon de 75 femmes de la population de Kaqchikel (Guatemala) qui a suggéré le contraire, à savoir que les femmes avec des enfants avaient des télomères plus longs.
Cette différence a conduit le Dr Pollack à supposer que ce n’est pas l’acte d’accouchement qui cause le vieillissement cellulaire chez les femmes, mais l’état de stress dans lequel elles affrontent leur vie de maman. Un élément en faveur de cette théorie est le fait qu’aux États-Unis, il n’existe pas de protections partciculières pour les femmes qui décident d’avoir un enfant (le congé de maternité est un privilège réservé à peu d’élues, offert par certaines entreprises mais non prévu par la loi), comme le conclut la scientifique elle-même : « Les résultats doivent être interprétés avec prudence et nécessitent certainement une étude plus approfondie ».

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